Soudures critiques

Le haut-parleur sous-marin devait être révisé, prêt à être plongé dans l’océan indien, prêt à diffuser des sons de basson, prêt pour les sons litaniques, les sons apnéistes.

Prêt à appeler les baleines.

Seulement voilà, une fois pluggé.

Rien.

Ou à peine.

Un petit crachat que l’on entend à peine en posant son oreille tout contre le haut-parleur sous-marin. Rien qui ne puisse faire signe à une baleine à bosse dont la trachée à elle seule fait quelque chose comme un mètre vingt.

Ce n’est pas le moment de parler de la cage thoracique d’un grand mammifère marin.

Fichtre.

Dix coups de fils de rage au revendeur agréé de Montpellier, dix coups de fil plus tard.

Et me voilà en quête d’un soudeur local. Il est question de bypasser un transformateur usé. Un transformateur qui faisait parti de la révision demandé au revendeur agrée des mois auparavant.

Rester calme.

Faire confiance au monde du son. A son chemin.

Se seront quelques choses comme 24h ou 25h passées à refaire tout le chemin du son mille fois pour comprendre comment bypasser le problème, trouver un soudeur dans un recoin de Saint Denis. Se ravir qu’il y est partout dans le monde des anciens nourris à la soudure et aux circuits analogiques, des anciens qui oubli ent le temps qui passe dès qu’il est question que le son surgisse correctement dans un haut-parleur.

 

Didier de Fotolec passe des heures sur le haut-parleur sous-marin,

il bypasse le transfo,

il vérifie la batterie,

il règle les volumes,

Il vire le son du haut-parleur aérien.

il soude,

il est heureux,

et il oublie de se faire payer.

Note pour plus tard : ne pas oublier son fer à souder et faire un stage chez Didier.

Par Aline Pénitot

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